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Full text of "Poignée de conseils [microforme]"

CIHM 
Microfiche 
Séries 
(l\/lonographs) 



ICI\1H 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 




Canaditn Institut* for HL-torical Microraproductioni / Institut canadien d* microrsproductions historiqu 






Technical and Bibliographie Notes / Notes technique et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best original 
copy available (or filming. Features oJ this copy which 
may be bibliographically unique, which may alter any of 
the images in the reproduction, or which may 
signiticantly change the usual method of filming are 
checked below 



D 



D 
D 



D 



Coloured covers / 
Couverture de couleur 



I I Covers damaged / 

' — ' Couverture endommagée 

I I Covers restored and/or laminaled/ 
' — ' Couverture restaurée et/ou pelllculée 

I I Cover titte missing / Le titre de couverture manque 

I I Coloured maps/ Cartes géographiques en couleur 

I I Coloured ink{i.e.otherthanbluec.-black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

I I Coloured plates and/or illustrations / 
' — ' Planches et/ou Illustrations en couleur 

I I Bound with other matériel / 
' — ' Relié avec d'autres documents 

C3nly édition available / 
Seule édition disponible 

Tight binding may cause shadows or distortion 
along intenor margin / La reliure serrée peut 
cpuser de l'ombre ou de la distorsion le long de 
la marge intérieure. 

Blank leaves added during restorations nmy appear 
within the text. Whenever possible, thèse hâve 
been omitted from filming / Il se peut que certaines 
pages blanches ajoutées lors d'une restauration 
apparaissent dans le texte, r^ais, lorsque cela était 
pœsible, ces pages n'ont pas été filmées. 



L'Institut a microfilmé le meilleur examplaire qu'il lui a 
été possible de se procurer. Les détails de cet exem- 
plaire qui sont peut-être uniques du point de vue bibli- 
ographique, qui peuvent modifier une image reproduite, 
ou qui peuvent exiger une modifications dans la méth- 
ode nonnale de filmage sont indiqués ci-dessous. 

I I Coloured pages / Pages de couleur 

I I Pages damaged / Pages endommagées 

I I Pages restored and/or laminated / 
' — ' Pages restaurées et/ou pelliculées 







Pages discoloured, stained orfoxed / 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 



I I Pages detached/ Pages détachées 

r^ Showthrough/ Transparence 

I I Quality of print varies / 

' — ' Qualité inégale de l'impressian 

I I Includes supplementary matériel / 

Comprend du matériel supplémentaire 

I I Pages wholly or partially obscured by errata 
' — ' slips, tissues, etc., hâve been refilmed to 
ensure the best passible image / Les pages 
totalement ou partiellement obscurcies par un 
feuillet d'errata, une pelure, etc., ont été filmées 
à nouveau de façon à obtenir la meilleure 
image possible. 

I I Opposing pages with varying colouration or 
' — ' discolourations are filmed twice to ensure the 
best possible image / Les pages s'opposant 
ayant des colorations variables ou des décol- 
orations sont filmées deux fois afin d'obtenir la 
meilleur image possible. 



D 



AddHional commente / 
Commentaires supplémentaires: 



Thit ittm i« filmtd at the réduction ratio chackad balow/ 

Ca documant ast f ilitii au taun d« réduction indiqua ci-danout. 

>ox ttx lax 



22X 



»X 



12X 



ItX 



20X 



Tha eopv nim*d h«n haa baan laproduead thanka 
te iha ganareaity of : 

National Library of Canada 



L'aiiamplaira filiM lut rapreduit gric* i la 
généreaiU da: 

Blbllotbiqu* national* 4u Canada 



Tha imagaa appaaring hara ara iha baat quality 
poMibla eonaidaring tha condition and lagibility 
o« tha original eepy and in kaaping wiili tha 
fllming aontraat apaeitleationa. 



La* imagaa auiwaniaa ont été rapraduiia* avae la 
plu* grand tain, eompta tanu da la eendiiien al 
da la nattaté da l'axamplaira filmé, et an 
esnf ormlté avac laa aonditiona du contrat da 
tUmag*. 



Original copias in printad papar covara ara fllmad 
baginning with tha front cevar and andlng on 
tha lasi paga wiih a printad or illuatratad impraa- 
•ion. or tha bach eovar whan appropriala. AU 
othar original copiaa ara filmad boginning on tita 
firit paga with a printad or illuatratad impraa- 
•ion, and anding on tha laat paga with a printad 
or illuanatad impraasion. 



Tha laat racordad frama on aach microficha 
shail contain tha aymbol -n» Imaaning "CON- 
TINUED"). or tha aymOol V Imaaning "ENO" I. 
wtùehavar appliaa. 

IMapa. plataa, charta, atc. may ba filmad at 
diffarant raduetion ratios. Thosa too larga to ba 
antiraly Includad in ona a>posura ara fllmad 
baginning in tha uppar latt hand eornar. laft to 
right and top to bottom. as many frama» aa 
raquirad. Tha following diagrama illustrata tha 
malhod: 



Laa aaamplalraa originaux dont la couvartura an 
papiar aat Impriméa sont filmés an eammancant 
par la pramiar plat at an tarminani soit par la 
damier* paga qui eampona una amprainta 
d'Impraaaion ou d'Illuatration, soit par la saeond 
plat, talon I* cat. Toua laa autrat aaamplairtt 
origirMua sont lilmé* an eommançant par la 
pramiéra paga qui comporta una amprainta 
d'Impraaaion ou d'illuauatlon at an tarminant par 
la darniéra pag* qui comporta un* Mil* 



Un d** aymbolot tuivantt apparaîtra tur la 
darniéra Imaga da chaqua microficha. salon la 
cat: la tymbola -» tignifi* "A SUIVRE", la 
tymbol* ▼ tignifi* "FIN". 

Laa eartaa. planchaa. ublaaux. atc. pauvant étra 
fllméa é daa Uua da réduction différant*. 
Lonqua la doeumant aat trop grand pour étra 
raproduit an un saul cliché, il ast filmé é partir 
da l'angla supériaur gaucha. da gauche é droite. 
at da haut an baa. an pranant la nombra 
d'Imagaa nécéaaaira. La* diagran«maa tuwanu 
iUuatrwM la méthod*. 



1 2 3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



MKIOCOPY KKOUFTION TIST CHAIT 

(ANSI ond ISO Test CMART No. 2) 



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(716) '3? - 0300 - Phorw 
(716) îaS- 5989 - Fa< 



•wV^l^ftww 



Ù i 




POIGNÉE DE BONS CONSEILS 



U 



LaparolSM eanadlenne 

Elle servit à organùer U défeiue des 
col<«a fronçuB contre llroqQoia ; elle 
préserTE les expatariéa de 1» nostalgie et 
du àéatspm' ; elle conserva tes tradi- 
tions de la race. 

 la conqnAte, tout s'écroula ■ gou- 
vernement civil ei militaire, organiaa- 
ti<m ecdaire, tribonaax, administration, 
voirie, — tout excepté la paroisse. 

Le vainqueur anrut vonln di^terser 
les derniers vestiges du régime fran^iaiB 
et introduire d'un coup, avec sa langue 
et sa foi, toutes les institutions an^ai- 
•ea, sauf la principale : le droit du peu- 



ple de voter ses impAts et de nommer 
ses législateurs. 

La force de résiHtance ne fut pas la 
traité de Paris. L'An^terre avait vio- 
lé sans scrupule celui dUtreeht et sou^ 
mis les Acadiens au régime que la Bo- 
rne puenne imposait aux vaincus : Vae 
victis. 

Et en 1763, l'Anc^eterre était i^us à 
son use, en Amérique, qu'en 1713. 

Non, le véritable obstacle à l'asset vis- 
sèment et à la conquAte morale ce fut 
la paroisse. 

En présence de cette institution qui 
avait résisté à toutes les vieiaùtudes du 



tomiMet da la guam, l'Anfflo-Suon 
l'incliiu comme il fait devant tout ce 
qui dure et réaiite. Comme le Ronuin 
encore, il respecte lei forcée pereiatan- 

teK. 

Il chercha d'abord à l'eii ,<arer de cet 
orgaatiime. Et pnndant un demi «iicle, 
avec de« degré* variéit d'intenùté, wlon 
les circonitaiiceft et le tempérament des 
ministreit à Londreii et du vioe-roi k 
Québec, leH gouvernante britanniques 
qui refuMÙent de reconnaître toute exis- 
tence légale aux catholiquen d'Angle- 
terre, émirent la prétention, singulière 
et toute gallicane, de contrôler \w pa- 
roisses par le droit de nom' ttion k 
l'évéché de Québec ' aux cures de la 
province. 

Ils se heurtèrent à la patiente mais 
faréductible résistance de l'évfiqua et des 
curés. Et la paroisse canadienne resta 
catholique et française, et s'attacha de 
plus en plus à la couronne britannique. 

Elle devint "loyale" parce qu'elle res- 
ta catholique ; elle resta catholique par- 
ce que française. 

Et le Canada ne reoiera fidèle k l'An- 
gleterre que si le Canadien -français res- 
te, par sa langue comme par sa foi, le 
seul obstacle k l'américanisme qui env.*- 
hit les province»! de l'ouest et qui domi- 
nera bientôt notre parlement fédénU, 
nos lois et notre gouvernement. 

Et le peuple tanadien-français ne se- 
ra un élément de •conservation nationale 
et religieuse que s'il "ente dans sa tradi- 
tion de foi et de race. 

EUi d'autres termes, le sort des insti- 
tutions britanniqtiRs, comme la vitalité 
de l'Eglise catholique, au Canada, dé- 
pendent dans une très large mesure de 
la conservation de ce peuple "arriéré." 

Et le peuple (ranadieu-français ne 
conservera sa foi, sa langue et son ca- 
Jactèic ethnique, que si la vraie^iarois- 



se canadienne demeure avec eon curé fa- 
milial et paternel, son église au docker 
d'argent et son banc d'wuvre, lOO écc^ 
et son couvent, sa salle de parcéase, sa 
place d'église et sa tribune, aee Tentes 
de légumes et de grains pour les **mes- 
ses dert Ames" et muh réunicma aJx por- 
tes des église*. 

C'est de ce foyer traditionnel que 
sont sortis les meilleurs et les plus so- 
lides de nos hommes d'Eglise et d'Etat, 
de nos avocats et de nos finaneiers, de 
nos médecin* et de nos négociMits, de 
nou ingénitjurs et de no* ouvriers. 

Ouvrons largement à notre jeunease 
la porte de toutes les carrières, poos- 
son»t-la dans toutes les voies où le génie 
humain peut pénétrer ; mais n'aAdblis- 
sons pati l'esprit paroissial, car c'est là 
que nous puisons le n eilleur sang de 
no* veines et la moelle la plus subetan- 
cielle de nos os. 

H. a 
Orftoe t Orftoe pour Muz-là I 

L'individu qui va dépenser le salaire 
de sa semaine, l'aient de sa famii. 
dans une buvette, est bien coupable ; 
celui qui reçoit cet argent de la ma^ 
d'un pauvre Ivrogne qui n'a i^us Uv tAte 
à lui ne pe<it se vanter, ce me seiible, 
d'avoir sur sa table le pain de 11<on- 
neur. 

itais il est d'autres gens, en dehors 
de l'auberge souvent, qui encourent de 
terribles responsabîlitt^. Leur œuvre 
est désastreuse ; et ils n'ont pas même 
pcmr l'excuser, l'amour du gain : Ils in- 
citent au nuJ en badinant, s'amusent 
fort quand le tour est joué. 

Avez- vous déjà rencontré sur votre 
route de ce* viveurs qni paraissent avoir 
pour missi(m d'initier à l'ivrognerie ceux 
qu'ils rencontrent ? 

"Allons t " r^^sent-ils à l'enfant, au 



im» homme tobn qui n'ow porter U 
nuUn AU v«rre empoiimnné. "Alloiw t 
Cft-tn un homme t — Prendi I prend* I 

tM parente ne le Muront pw Tu 

entrerw quand tout l« monde ler* au 

lit ou tu te tiendrai é\cÀgpi de ta 

mire, de toe Hwura. . . Prend* '. tu van 
voir comme ^ fait du bien, umroe ça 
metfpû." Malheureux, wvez-vouMque 
par cette («emière traite vouk allei 
peut-être gftter toute une vie, couvrir 
pour lonf^nipH une famille entière de 

triHtCMie et de honte 1 

(^i ne «e Muvîent de tel ou til jeune 
homme d'avenir qui a mal tourna pour 
n'iàvoir pas rénute aux tentationn de ce» 
■olliciteun diaboliquen f 

Maift '^ y a des victimes ailleurs que 
chex leA jeunei. Nous pourrions toux 
no.iimer de ces pires de famille, do ce* 
honjues de bonne volonté, muis faibles, 
qui pendant des mois, même des année» 
évitent avec soin de ruser devant la 
buvette, de garder ilan» leur maimn une 
seule goutte do "boisson", s'imposent 
les siicrifices héruviues pour pemévérer 
dans leurs résolutions. Ils ont appris 
pv expérience qu'un ho-nme ivre com- 
met souvent des fautes irréparables, 
qu'il fait pleurer sa femme et ses en- 
fants 

Ces pensées st leur conscience de 
chrétiens suflSsent pour les retenir dans 
le devoir. Mais un jour ils rencontrent 
un ami—Ab ! les amis !— un ami sans 
CfBUr et sans ce'Trelle qui, tmit ci con- 
naissant leurs faiblesses et leurs efforti*, 
se charge nénnnioîns de remplir auprès 
d'eux le rôle dr Niable. Et l'ami engage 
graciensement son uni à accep'^r "une 
I oUteese". Pris par le respect humain 
et aussi par la passion qui n'est pas 
éteinte, l'ancien buveur accepte la **po- 
litesse". La soif se fait sentir plus- ar- 
dent^que jamais. Le premier verre c^ 



suivi de beaucoup d'autres. Ix mixém. 
ble boit, boit. . . . Et les excès, les bni. 
talités d'autrefms recommencent Au 
■cndemAÎn de ces tristes joamées, il 
constate l'àme navrée, n jetant un re- 
gard sur w croii dr tenipérancf ^ sur 
{fui qui rentourcnt, qu'il n'a |mw tenu 
Ha promesse, que «a femme et ses en- 
fante oftt pleuré 

On voit dans wn «>rtes d'iNTasionit, 
des femme» emportée»" (lar une noble in- 
!ignatioD, user de lirocédé» énergi(|ue« 
(imr éloigner les faux »mi. . Vv n'est 
piis moi qui les en hl&merai, car elles ne 
font alors, que défendre la iiaix et le 
bonheur de leur foyer. 

MM. les viveurs. Mi vous voulez iKfire, 
buvex donc seuls ou avec vos pareils. 
N'oMayes pas d < débaucher, de brûler 
hi belle et l'orto jeunesse ; h issex en 
paix ceux qui i<e repentent. 

% vous avc^ encore du cceur dans la 
poitrine, écoutes les mères, les épouses, 
le» enfants, les ftancées qui vous crient ■ 
*'Oràee ! Orlce (wur ceux-là ! ' 

CANADIEN. 



T«U« mère, tel fils 

**Je n'hésite pas à le dirp, s'écriait un 
des plni glands génies de nntre uiècïe, 
l'avenir d'un enfant dé pendlentièremeot 
de sa mère." 

Kt il avait raiaon ; car la mère pré* 
pare l'avi'nti' de i!Ori AU Tiar.la puissante 
influ«>nc« qu'elle ei^rce sur son esprit 
rt sur 8"n cœur. 8'i) y s du vrai dans 
le proverbe |)0|>u)sire : "Tel père tel 
fils", il st n'a ei core bien phs juste da 
dire : **Te»le mè«-e, tel fiU". Les senti- 
mente, les principea inen'qués par 'ine 
mère à »on t nfant, laisient an fond de 
son âmf, une empreinte que le temps 
ne parvient jamais à effacer. 

Mgr 0. E. Mathuv 



— 7 — 



UralMdtunuBlUt 

L1m|ii4t4, IVjiutiM «t le mr ^ 
«unple «mt tr. - mumn de rainct ponr 
wwn-jftiUt. 

FoiuUa «0 dahon d« Dimi, la fftiiiiU« 
doit p4rir. C'«it la Sainte fieritorv qui 
k dit : '*Hi la Beigiwtut ne Utit une 
naiv», c'etien vain que travaillaitt 
«•lu qui la bâtiiient." Hani religion. 
pae de famille, mair, le paganiime avec 
••e ignominiee. 

Hi la famille t'établit mit le vi lu 
■ure, lee npéculationa frandukiuiies la 
pron|)érit4 ne mra pan longue. Dtou ne 
peut bénir œ qui repoee rar l'i^J'iatice, 
et l'échafaudage imra vite renverié par 
nu eoun de vent dft • Providence. 

Comraen de fam: •■* croolent tooii lei* 
jonn par la débauche et le mauvais 
exemple < La vertu élève et le vice 
ak-iiee lee famillee. Chacun n*a qu'à re- 
garder autour de eoi wmr voir la preu- 
ve de ce qu'on vient de lire. 



Stmpto remarque 

Dao* un grand nombre de familles 
nlmee rhrétiaonea, jamaie les parenti 
oe parlent de rvligion à lenra enfanta. 
Jamnit Ci n'entend ear l«e lévrea dn 
pire on de la mire dea pu rôle* cooime 
celle<t-ci : 

Fait bien ta prière. 

Snis bien tu tneeite eqîourd'hni. 

Aiiue bien le bon Dieu. 

Héiite une diimne de chapelet p-<ur 
moi. 

Prépare-toi bi»-ri à li première com- 
munion. 

Ne cache point de péchés au oofei- 
aionnat. 

So'B tuuj'mrs obéisMDt. 

N'oublie pAH une lo bon Oieu te voit 
partout. 

Etc., etc. 

Pourquoi 1 Parce q)ie les parents 
n'ont pHs ase» de foi, ou bien par je ne 
sais quel resf^pct humain, qni fait qu'on 
n'ose pAs tenir ce lanj;age à ses pmpree 
enfants. 

Et pourtant ces («impies mots feraient 
plus qoe les recommandations dee maî- 
tres et même des prfitrex. 



UemièremenL lee habitanU du palais 
de Juetire de A avaient soua lee yeux 
te triateitpectacled'iL.. |)ère rendu à 81 
ans oblige de réclamer en Justice à troia 
'*m sea fila, aaaai en moyi-ns, une petite 
1 naion |Mmr s'empéchûr de iiiMurir de 
faim. 

Il faut que de« fils aient le cwur bien 
mal placé pour refueer de faire vivre 
leur i>èn- <N:t< >(ténaire t 

En général, dana notre pajns on 
pas aiwez le respect de la vieilleaw [. 
suffit de vuyagei un |ieu dans nos on 
pafpee, ]foar constater comment ..^t, 
traités bti'ii souvent ceux qui te "don- 
nent" k leurs enfants. 

Nous lisions à ce sujet, ces jours der- 
niera, dans un journal canadien dea 
ËtatH-UntH, quelques réHexions qui 
noua semblent bien justes : 

"Oonnaiseex-vons quelque chœe de 
plus pathétif.ae an monde que lea ma- 
niérée timides, craintivee, ctê certainea 
vieilles gêna qui, «'étant "donnéea" à 
leurs enfants— fils ou fille — se cachent 
dans quelque coin obecnr de la eui^ne, 
se nMttent à taUe ou |vès du foyer 
comme de lémplea penaionnairea, erai- 
pant to^ion •% de déranger» d'être dana 
le chemin, à ?pter même ce qui leur 
eat dû, et 04 .dant petit à ;»tit dana 
leur tombe a un air tnteux, comme 
s'ils voulaient s'exciuer de vivre si long- 
temps 1 

**On ne saurait jamais avoir asaex de 
méprÏM ni de rcprochoH aiwejc violents 
pour lefl fils ou let* filleN qui prennent 
une telle uftitude envers ceux à qui ils 
doivent tuiit, qui Ibh rmt bercés ^t eu 
ont pris Moin durant de nonibreuMet. "n- 
née». 

"Il est vrai que certains tyiies de- 
viennent grincheux, impatientes mal 
endurants en neiltiHHant. 

"Cent la maladie, le *)uveiiir de 
inalheufH iNuwéH, la conscience d'infor- 
tunes présentcM qui ont changé leur bon 
caractère d'antan. 

"lia n'en ont que i)lus droit ù la bien- 
veillance, aux Hympathies, k l'alfection 
de ceux qui leur furent si chers. 

'*On ne devrait junais oublier que 
nous marchons tous ver.>4 le couchant de 



1» vie— «t nous y «Jlona à grand» p«», 
qu'on le veuille ou non. 

"Un jour viendra où nous aerOM » 
notre tour devenu» insupportablai, 
ayant besoin de plu» de patience et de 
dévouement que, comme enfants, nou» 
Homme» disposé» à en accorder i nos 
vieux parent». . 

"Et, comme nou» aurons trait* ceux 
nui dépendent de nou», ainsi aerçn»- 
nous traité» à notre tour ; la Providen- 
ce est juste. . , jn,' 

"Fsîsons-noua donc un point d non- 
ncur d'être toiyour» bon», tendres et dé- 
voué» pour "no» vieux", respectant et 
vénérant leur» cheveux blanc» et leurs 
corps que l'&ge a courbé». 

"Au reste, le» comiPi'.ndement» de 
Dieu ne disent-ils pas : "Père et mère 
tu honoreras afin de vivre longue- 
ment" 1 

Ne prenez pas au sérieux 



Y a-t-il beaucoup d'incrédules sincè- 
res et convaincus î 
Il y en a bien peu. 

Beaucoup vou» diront : "Je n'ai pas 
la foi, je ne crois à rien. Dieu, âme, 
ciel, enter ; Mtise» que tout cela, in- 
ventées par le» curés." 

Oh ! ne prenez pas au «érieux ceux 
qui tiennent ce langage. 

Pendant la vie, ils font le» fanfaron» 
et le» fier» ; mai» à la mort, c'est^tout 
différent. .Ix» exemple» abondent ; 
voyeï pluttlt ; 

Voltaire, le prince de» incrédules, à 
l'heu-e de la mort, demande iffe con- 
fesser ; il fait apiieler l'abbé Gauthier, 
mais «es triste» amis Diderot etJd'Alem- 
bert a'oppo»ent à la visite du prêtre. 

Cinq an» après, d'Alemhert, autre 
chef libre-penseur, se répent et deman- 
de à Diderot de laisser venir un prêtre. 
Diderot est inflexible. "Si je ne m'é- 
tais trouvé là, disait^il cyniquement, 
d'Alerabert faisnitjle j)longeon". 



■ L'hnpie Toussaint, sur son lit à» 
mort, n'a-t-il pas le^u avec ferveur le» 
derniers sacrements 1 

Laplace poee à l'incrédule pendant m, 
vie et appelle un prêtre h l'heure de 1» 
mort 

Littré n'a-t-il pas reçu le baptême à 
l'heure de la mort 1 

Dupuytien, un des grands médecins 
du siècle dernier, après avoir vécu en 
libre-penseur, meurt en chrétien après 
«'être cnnfe»sé et avoir communié. 

Un valet de chambre, qui a assisté 
Victor Hugo dans ses derniers moment», 
a rapiwrté que le grand poète s'était 
soulevé d'un bond dé»e»péré et par deux 
fois avait crié : "Un prêtre, un prêtre ! 
Pierre Suau a raconté le fait dan» 
"Les Etudes"', No. de février 1902. 

Et Waldeck-Housseau n'a-t-il pa« été 
assisté par un R. P. Dominicain en «es 
dernier» moment» î 

XI y a peu d'incrédules sincères, 
croyez-le bien. 

Quand on est sincère toute la vie, on 
ne change pas a la mort. Pas vrai î 



La clitssiflcation des égrlises 

Comment cla»se-t-on les diverse» 
égli«e« 1 

On ne donne aujourd'hui le nom de 
basilique qu'à certaines églises principa- 
les auxquelles le Souverain Pontife a dé- 
cerné ce titre. Elles ont la prééminence 
sur les autres, à l'exception de» églises 
cathédrales. 

On distin'gue le» basiliques myeure» 
ou pitriarcalea, ou Hacro-»ainte8, et les 
basiliques mineures, qui sont en plu» 
grand nombre. Nous avons deux basili- 
que» mineures dans l'archidiocèse de 
Québec: la basilique de Québec et celle 
de Sainte-Anne de Beaupré. 

On appelle église» cathédrale» les 
église» où se trouve fixé le siège d'un 
évêque. C'est la première église d'un 
diocèse. La cathédrale peut être aussi 
église paroissiale. 



1 



i 



Si la cathédnile Mt \e «iège d'un mé- 
tropditain ou Jmhevéque elle porte le 
nom d'église métropolitaine. 

Tout d'ubord, U n'y eut d'église que 
là où était l'évêque. Plus tord, la foi se 
répandit, et on bitit des églises un pu 
partout Elle» prirent le nom d églises 
paroissiales. 

^^es église» de petite» dimensions tu- 
rent d'abord appelées chapelle». 

L'idée de» chapelles latérale» dan» 
lea églises a dû être empruntée aux ca- 
tacombes. , 

Les oratoire» dan» le» châteaux, le» 
maisons, etc., iwrtent au««i le nom de 
chapelle» domestique». 

Parlons français 



Toiyours vraie» ce» renmniues d'un 
journal de commerce vieille» déjà d'une 
quinzaine d'année» : 

"Quand nous parlon» à un Anglai», 
nous nous gardon» toiyoui-s de parler 
français. Une fois «ur dix, il est vrai, 
il serait incapable de nous comprendre, 
si nous emploion» un autre langage que 
le sien. L'Anglais se fie sur notre con- 
descendance et n'apprend pas notre lan- 
gue. Aussi quand un Canadien aatSure 
dan» une admini»trafion où dominent 
les Anglai», dan» le» baïuiue» anglaise», 
etc., il est nu-ai»ble de »e faire enten; 
dre à moins d'employer un langage qui 
n'est pas le sien et dan» leipiel il s ex- 
prime souvent avec plu» ou moins de 
correction. 

"K»t-ce que le» Anglaisqul reclament 
l'enseignement de la langue anglai»e 
dans le» écoles françaises, ne devraient 
«an également exiger celui du français 
dans les éc'ole» anglaises ? Il» n'auraient 
rien à y iierdre et tous y gagneraient. 

"En attendant, parlons françai» tou- 
joura et partout, dan» les magasins, 
dans lea lianque», etc., etc. Il faudra 
bien à la tin que les anglais s'y mettent. 
Ils ne s'y mettront que quand il» s y 
verront contraints, et c'est i nous tous 
qu'ils appartient de les y obliger. 

"Parlons tous français et au bureau 
de téléphone comme ailleurs on sera 
bien obli^ de mettre des jeunes fille» 



parlant le français. Coi-nie le» Anghu- 
ges, en général, l'ignorent, ce sera de 
l'emploi assuré pour un certain nombre 
de jeune» canadienne». Ce sera autant 
de gagné. 

Les vues animées 

Les vue» animée» ont un effet vrai- 
ment désastreux sur la génération qui 
pousse. On n'a jia» d'idée de l'engoue- 
ment de certain» enfants liour ces spec- 
tacle» qui, le plus souvent, faussent leur 
' conception et leur font admirer et imi- 
ter ce qui est franchement mauvais. 

A Hull, vendredi deniier. un enfant 
de dix an», A. B., a été condamné à six 
an» de détention à l'Ecole de réforme 
pour avok volé »\3.:>0 à «a mère, une 
pauvre veuve iiui gagne jiéniblcment sa 
vie à la journée. Il y avait déjà plu- 
sieurs fois que cet enfant volait ain»i sa 
mère. Et savcï-vous pourquoi ! Pour 



mure, t^^ oem.*.-."".. i- — A . 

Iiayer son entrée ilan» les »alle8 de vue» 
animées et acheter de» (letit» romans 
policiers. 

A Québec, il n'y a que quelques mois 
un enfant di»ipai-ai»»ait tout à conp du 
logis iMternel. On le fit rechercher par 
la police. Au Iniut de deux jours de re- 
cherche», on le retrouvait dans une sal- 
le de vues animées. L'enfant avait passé 
ces deux jours à :<e repaître de vues ani- 
mée», d'une asile à l'autre. Il avait cou- 
ché, le» 'deux jour», aux Ijaraiiue» de 
l'Armée du Salut. 

• Si les tiarents wavaient tout le mal 
i|ue fait la salle de vue» animée» aux 
Jme» de leurs enfant», ils le» feraient 
s'en éloigner comme de la peste. 

La lecture des romans 

Il y a quelque» années, un crime était 
commis à Paris, \m- lin jeune homme 
de vingt ans. Voici ce que disait, à ce 
sujet, un journal bien éloigné d'être ca- 
tholique : 

"Llnstruction a établi que I assassin 
avait l'imagination exaltée par U lec- 
ture des romans dramatiques. '.Lni-mê- 
me se piquait de littérature, et la per- 
quisition pratiquée dans sa chambre a 



fait découvrir une collection de récit» 
d'eiécntions capitale» ot pluaieura ma- 
nuscrit» de romans." 

En 1690, un crime épouvantable était 
commU par deux jeunes gens. I*» "«" 
frères assassinaient une jeune iule de 
quinie ans. Non seulement ils avaient 
médité leur crime mai» il» en avaient 
d'avance écrit ton i les détails. Aux as- 
sises, il» dirent que la pensée de ce for- 
fait et les circonstance» qui lavaient 
accompagné leur avait été »u«gérées par 
la lecture d'un roman. 

Angiolillo, le triste assassm de Cano- 
vas, abruti par le» théorie» subversive» 
qu'il avait puisées dans les mauvais li- 
vres, ne se départit pas, dan» sa pnson, 
de la plus grande impassibilité. Il re- 
fusa le» secours de la religion avec obs- 
tination. Sur l'échafaud il resta calme 
et regarda le» personnes qui aasisUient 
à l'exécution. Il demanda à parler, et 
comme on le lui permit, il prononiia 
d'une voix très forte le mot : Germi- 
nal !" "Germinal", c'est un de» plu» 
mauvais romans de Zola. 

Le roi Oscar de Suède disait un jour 
à un journaliste français; "J'ai lutté 
toute ma vie contre l'alcoolisme et la 
mauvaise littérature. J'ai la satuifaction 
de me dire que chei nous on ne lit pa» 
de romans". Tout père de famille de- 
vrait pouvoir se rendre le témoignage, 
à l'article de la mort, que ses enfants 
n'ont pas fait de lectures dangereuses. 

Les cloches de nos égrlises 



Pendant le» persécution.-, un clerc 
messager allait de maison en maison 
faire connaître le jour et l'heure des of- 
fices aux Catacoinbc». 

Une fois la iiaix rendue a l'Eglise, on 
se servit r'our k même objet de plan- 
ches frappées avec des maillets ou 
d'énormes créceUe», etc. On usa même 
en certains endroits de trompette» re- 
tentissantes. , , „ , „i„ 

Au septième siècle, l'usage des clo- 
ches est général en Occident. Il passa 
lien après en Orient On attribue géné- 
ralement la paternité de l'usage des clo- 
ches au pape Sahinien, successeur de 
saint Grégoire le Grand. Le» premières 



cloches fmeat, dit-on, fabriquée» en 
Campanie, pay» dltalie. 

Le» cloche» d'église» portent généra- 
lement de» inscription» gravée» sur le 
métal. Ce» in»cription», le plu» s™»""». 
di»ent k quel saint la cloche est dédiée, 
l'année oîi elle a été fondue, le» nom» 
des parrain» et marraine», etc. 

Afin de le» faire entendre au loin, on 
plaça d'abord le» cloche» dan» de» e«- 
pèœs de cage» à forme de pyramide» 
qu'on appela camjianile, puis clocher. 

Le» clocher», dès l'origine, furent Bur- 
montés de la croix. 

Aiuourd'hui, la plupart des clochera 
ae terminent en forme de flèche, qui »e 
perd dans les airs, pour montrer, par 
leur pointe, le ciel et indiquer au voya- 
geur que là est une église et par consé- 
quent, le Saint Sacrement. 

En France et au Canada, la croix du 
clocher, presque toujoui«, est surmontée 
du coq gaulois. Cet emblème, dlt^on, 
est le symbole de la vigilance que pas- 
teur et fidèle» doivent exercer autour 
d'eux. Le coq, prétend-on aluBi, signi- 
fie le lever matinal, l'empresaement i la 
prière et à la louange divme, 1 ardeur 
pour le travail. 

Attendez-vous à la pareille 

Celui qui n'a pa» honoré ses parent» 
est souvent traité de la même façon par 
ses enfants. 

Un homme vivait dan» 1 aisance, et 
cependant il avait fait mettre son vieux 
père dan» un ho»pice de pauvre». Or, 



pendant un rigoureux hiver, il fait ve- 
nir son fils et lui dit : 

—Le bonhomme, qui est a 1 Hospice 
liourrait bien avoir froid ; va lui ache 
ter un manteau. 

Le fils s'acquitta de sa mission avec 
empressement. 

A son retour, son père lui demanda 
s'il avait acheté le manteau. 

—Oh ! réiwndit-il, j'en ai acheté 
deux. . 

—Deux ! pouniuoi faire l 
—Le second sera pour vous, père, 
quand vous ne pourrez plus travwller 
et que je v6us aurai fait mettre à 1 Hos- 
pice. 



11 



lie pire, heureosetnent, comprit 1& le- 
çon, n ramena ches lot l'auteur de ses 
Jours, et lui reiidit jiuou'à sa mort les 
■oins et le respect qu'il lui devait. 



Ce que c'est que la médiwnce 

Une femme se confessait à saint Li- 
Çaori. Afvès s'être accusée, elle tenni- 
na en mentionnant le péché de médi- 
sance. Cela venait en dernier lieu et la 
pénitente ne semblait pas y attacher 
beaucoup d'importance. 

—C'est bien, dit le saint. Pour péni- 
tence, vous irez au marché et vous achè- 
terez une poule. 

— Merci, mon père. Je le ferai. 

— Mais ce n'est pas tout Vous la 
rapporterez chez vous en la plumant 
toute vivante ie long de la route. Puis 
quand vous aurez fini, vous reviendra 
sur vos pas et, reprenant toutes les plu- 
mes dans la rue, vous les remettrez en 
place. Âfnrès quoi, vous laisserez la li- 
berté à l'oiseau. 

— Mais, mon père, c'est impossible ! 

— C'est précisément ce que je voulais 
vous faire dire, mon enfant II est aussi 
difficile de réparer le tort que vous 
faites au prochain par la médisance que 
de rendre ses plumes à notre poule. 
Allez et ne péchez plus. 



L'eau bénite et ses effets 

L'usage de l'eau bénite remonta aux 
apôtres, et la formule de la bénédiction 
est attribuée à saint Mathieu. 

On peut ramener à deux le» effets de 
l'eau bénite : 

1. Elle éloigne lea démons. "J'ai 
éprouvé bien des fois, dit sainte Thtirè- 
se, qu'il n'y a rien qui diasse plus tôt 
les démons que l'eau bénite et qui les 
empêche davantage de revenir. I^ si- 
gne de la croix les met en fuite, mais 
lis reviennent aussitôt Aussi il doit y 
avoir une grande vertu dans cette eau 
.... Ceci n'eut iwuit une imagination ; 

je l'ai -éprouvé très souvent. 

2. Elle est sacramentel et remet les 
péchés véniels dont on a la contrition 

^ au moment oti on remploie. 



On peut conclure de là combien il 
est important d'avoir de l'eau bénite 
dans les maisons, d'en faire usff|e, en se 
levant, en .sf couchant, avant la prière ; 
de s'en servir dans les orales, lee épidé- 
mies, d'en asperger les mourants. On 
jette aussi de l'eau bénite sur les morts. 
Hélas ! Encore une belle coutume qui 
disparaît dans nos villes. Dans nos 
campâmes canadiennes. Dieu merci, on 
ne va jamais prier "au corps", comme 
on dit, sans l'asperger d'eau bénite. 

Le signe de la croix, seul, est enrichi 
de ftO jours d'indulgence ; fait avec de 
l'eau bénite, il l'est de 100 jours. 



Pour être heui»UA en ménagre 

Ne racontez pas à votre voisin les pe- 
tites misères de votre intérieur. 

Reconciliez-voua, embrassez-vous, 
après vos petites querelles. 

Réglez vos dépenses sur vos revenus. 

Efforces-vous d'Ôtre aussi aimables 
que lorsque vous vous faisiez la cour. 

Tftchez de vous aider et de vous con- 
soler mutuellement 

Souvenez- vous tous les deux que voua 
êtes mariés avec un être humain et non 
avec un ange. 

Rappelez-vous tous les deux que 
vo'is êtes unis pour le malheur comme 
pour le bonheur. 



Les morts subites 

Pline l'Ancien comptait trois cents 
maladies qui peuvent donner la mort 
On en compte aujourd'hui plus de neuf 
cents. Parmi les causes de mort instan- 
tanée, il faut citer les maladies de cœur, 
ruptures d'anévrismes, atta(|ues d'apo- 
plexie, eto., etc. 

Les surprises de U mort sont si nom- 
breuses, qu'un médecin. Bichat, a pu 
écrire que la cessation de notre vie, 
amenée vnir la seule vieillesse, est deve- 
nue une espèce de phénomène. Nous sa- 
vons touH cela, et cependant Bossuet a 
pu écrire : "Chacun de nous fait l'éton- 
né quand on lui apprend qu'un mortel 
est mort." 



■*'••, \' 




■i 



La oonscSence avant l'argent 

M. X, qui n'eHt pas riche, {toftsède 
daiu une place d'eau à la mode une pe- 
tite maison (|ui lui rapporte d'ordinaire 
une centaine de piantre» par saison. 

L'an dernier, un étranger vint trou- 
ver M. X et, 8anH aucun iiréanibule, 'ui 
offrit pour sa maison dv caii)[>agnf>9300 
par an pendant plusieurs année» consé- 
cutives. 

Etonné d'une offre nxxsui alléchante et 
peu en rapport avec 'les proportions de 
sa maison, M. X demanda au visiteur si 
par hasard, il n'avait pa» l'intention 
d'exercer un commerce lucratif quelcon- 
que. 

— .T'ai te debsein, répondit-il, de fon- 
der une librairie avec dëpt^t de journaux 
pour le» milliers de personnes qui pas- 
sent ici la belle saison. 

— J'espère, au moins, reprit M. X, 
que vous n'offiirez à cette clientèle que 
des bons livres et di.i bons journaux. 

— C'est que, répondit le visiteur, il 
faut être de son temps ; il faut savoir 
le pour et le contre, donner au client ce 
qu il demande. 

— Monsieur, répartit le propriétaire, 
vous vendrez des publications saines et 
morales, ou je vous refuse la location de 
ma maison ; je ne veux pas me rendre 
responsable du mal, souvent irrépara- 
ble, que la mauvaise presse et les livres 
obcènes îont dans l'&me de leurs lec- 
teurs. 

— Mais du moment que je loue au 
prix convenu, je ne comprends pas pour- 
quoi vous vous occupez du commerce 
que je veux exercer. Un propriétaire 
doit-il surveiller ce qui se passe daim 
les maisons de ses locataires 1 L'essen- 
tiel pour lui, c'est que ça rapporte de 
l'argent. 

— C'est là une grave erreur, répondit 
M. X, les propriétaires sont responsa- 
bles de la destination que les locataires 
donnent aux immeubles qu'ils occupent. 
Je connais mon devoir, et pour le prati- 
quer je m'inspire, non de ce ijue font ou 
disent les autres, mais de ma conscien- 
ce, qui n'est pas à vendre pour $300. 

Et la maison de campagne ne fut pas» 
louée! 



Combien de propriétaires daus Lévis 
ont pris les précautions de M. X avant 
de louer leurs maisons cette année. 

Sans doute les mauvais journaux, les 
livres dangereux sont les plus grands 
ennemis de ntm familles. Mais que 
d'hommes, de femmes, de filles, ciui ne 
font pas métier de vendre des livres ob- 
cènes et qui cei»endant sont dangereux 
|>our leurs voisinn. 

Le propriétaire, réi»étonH-le avec M. 
X., est obligé en conscience de prendre 
des informations sur les mœurs, le gen- 
re d'occupation, etc., etc., de la person- 
ne qui demande à louer son immeuble. 
Si son enquête est défavorable, il doit 
sans merci refuser àe louer, car, encore 
une fois, il est responsable devant Dieu 
de tous !es désordres, de tous les scan- 
dales qui se commettront dans sa mai- 
son par son imprudence ou son ambi- 
tion de faire de l'argent. 

La conscience avanH'argent. 



Espère I tspère I 

J.-B. Qough, ëtant ivre, tomba un 
jour dans un ruisseau. Une femme le 
vit dans cet état et fut émue. Elle ne 
pouvait le relever, et raisonner avec lui 
eut été peine perdue. Mais voyant que 
les rayons brûlants du soleil tombaient 
sur le visage boufii de cet homme, elle 
prit son mouchoir et l'étendit sur sa fi- 
gure pour le protéger. L'ivrogne dor- 
mait d'un sommeil de plomb et ne sen- 
tit rien. 

Quand il revint k lui, il ne fut pas 
peu étonné de trouver ce mouchoir sur 
sa face^ et se demanda comment il était 
ven'i là. Au bout d'un moment il devi- 
na ce qui s'était passé ; et son pauvre 
cerveau si malmené, fut éclairé d'une 
lueur subite : "Dieu sait, se dit-il, ai je 
suis misérable. Et pourtant quelqu'un 
a eu pitié de moi ! Si je suis digne de 
pitié, je suis digne d'être sauvé . ..." Et 
ce fut, pour Gough, le point de départ 



d^uie nonTdla We ; U détint m<ue on 
aidnit proptwuidiite de l'abatineiice.; 

Un homme «ortoît on aoir de m mai- 
•on. H ne t'y plaiwit point, et tout al- 
lait à la âérin. Sa femme l'abandon- 
nait an d^coongement, leur» enfanta 
devenaient innppartablea, la miièn y 
était à demeure. 

Comme il ae rendait à la burette, dont 
1» Inmiire qu'il apereovait de aa porte 
l'attirait autant que ceUe d'une lampe 
attire lea mouitiquea, il paaaa devant la 
fenttre entHonverte d'un voiein et vit, 
d'un coup d'œil, le plus joli tableau 
d'intérieur qu'on puine rêver. C'était 
celai de pauvres gen«, mais combien ils 
avaient l'air d'y être heureu.- I II s'ar- 
rêta court 

Et alors il vit un autre intérieur, le 
sien : sans joie, sans clarté, sans amour 
cela, parce qu'il n'y faisait guère que 
dee acinee et apportait ailleurs le plus 
clair de ses gages. Il ât quelques pas et 
alla se cacher sous le feuillage sombre 
d'un arbre. Là, il tomba à genoux et 
s'écria : "O Dieu, fais de moi un hom- 
me 1" Lorsqu'il se releva, ce fut pour 
aller chez lui; b lumière de la buvette ne 
l'attirait plus, et il était bien décidé à 
faire selon le modèle qui -'était aondai- 
uement gravé dans son cœur. 

Mon ami, ces récits te font entendre 
une parole d'espérance. La niiyorité de 
tes camarades disent : "Qui a bu boi- 
ra." Tu te dis peut-être toi-même, 
quand tu regrette tes habitudes d'in- 
tempérance : "Je suis maintenant trop 
vieux pour changer." Notre cloche .'iit 
«ntendre un autre son. Et ce son --'est. 
pas celui du tocsin, comme la voix de 
tes amis ou de ton désespoir ; c'est le 
«on aigentin, mélodieux, pénétnmt, de 
l'espérance. Pourquoi celui qui est tom- 



bé ne se relèverait-il pas ? 

D'autres, beaucoup d'autres l'ont fait; 
pourquoi pas toi t 

Tr. Roux. 



Ceux qui vaut remplmeent 

Si les parente tiennent k ce que tes 

maîtres et les maitreases d'école faseent 

quelque chose" de leurs enfanta, qu'ils 

éc ont Us quelqnes conseils que leu 

donne un Père Jésuite d'expérience : 

" la Ne jamais croire aux "rM>- 
porta" des enfants, sans preuves Mb 
nettes. 

"So. Quand l'enfant fait des "rap- 
ports", ne jamais lui faire subir d'inter- 
rogatoire qui pourrait lui laisser penser 
que voua avez envie de donner tort an 
maître. 

" 3a A plus forte raison, ne jamais 

donner tort au maître devant l'enfant. 

"4a Aller tout simplement a'exidi- 

quer sans parti-pris avec le maître oula 

maittesse. 

"60. Si le maître a eu tort et le re- 
connaît, ne jamais, an repas suivant, eu 
tnomphe.- i'evant l'enfant 

"60. Eviwr les locutions ftchenaea 
devant les enfants, comme : "Ah ' le 
nmltre a dit ça ». , . Il verra comment 
Jcmappplle !... Ceet une brute !... . 
Tu lui diias que ça ne le regarde pu I 
. . .11 a une dent contre toi !.. . iffait 
des passe-droits," etc., etc. 
"Il faut se rappeler : 
" lo- Que les enfants ont des oreilles 
très fines. . . et une logique plua déve- 
loppée qu'on ne le croit ; 

" So. Que les maîtres et maîtresses 
ont beaucoup Ue peines et d'agace- 
ments avec les milles malices de la mar- 
maille que nous leur confions. Leur tia- 
vail est une rude tâche. Vous n'avex ' 
que cinq ou six enfant» ; ne vous arri- 
ve-t-il jamais de vont «uporter î Lee 
Frères, les Sœurs en ont trente ou cin- 
quante toute la journée, ils peuvent 
s oublier comme vous. 

"Vous travailles contre l'éduottion 
de vos enfants, toutes les fois que vous 



dirainnei l'autorité de cf*iu à oui voua 

confie! cette éducation Education 

que, naturellement parlant, voua de- 
vriei faire voua-mémes . . . Education 
que, pratiquement parlant, voux ne pou- 
vei nu faire Toua-mêmes. . . Education 
que les dialtrea et maltresaeB — luqueii 
ou librea— TOUS rendent le service de 
faire à votr» place ! 

"L^dëal pour bien élever l'enfant, 
c'est l'entente oon^iale de» parents avec 
• les éducateurs I " 

HeipeotODi le prAtre 

Cousin voyant un jour un jeune prê- 
tre franchir la porte d'une maison de 
pauvre apparence, en portant au bnw 
un surplis et une étole, dit à un ami : 
"Voyez-vouc ce jeune vicaire î II va 
faire une grande chose : il va aider un 
bomme À bien mo-^jr. . . Oui, ces hom- 
mes sont nécewaires : et nous, avec tou- 
te nofa« science, i quoi sommes-nou» 
boufl f 

Bismark, après la guerre de 1870, 
pendant laquelle le clergé de France 
s'était montré partout si arder-ment pa- 
triote, disait : "Nous n'avons trouvé de- 
bout que les prêtres." 

M. de Bonald avait coutume de ae 
découvrir devant son fils, parce que ce 
fila était prétfe, et i quelqu'un qui n'y 
comprenait rien, il dît ; "Depuis que 
mon fils a reçu l'onction sainte, il est 
pluit grand que moi." 
 ceux qui s'étonnaient de son assidui- 
té au prône du curé de sa paroisse, Do- 
noeo Cortès disait : "Quand le prêtre 
parle, je vois Dieu derrière lui" 

C'est saint Louis, roi de France, qui 
disait : "Si par malheur je voyais un 
prêtre s'oublier et commettre une action 
c<»idamnable, je le couvrirais de mon 
manteau." 

Le saint curé d'Ars répétait souvent : 
"Laiaaes une paroisse vingt ans aana 
prêtre, ot on y adOTB les bétes." 



U rôle de la femme 



Au foyer domestique de la femme de 
ménage dépendent la prospérité inté- 
rieure, la santé des enfants, le bien-être 
du nuui. 

Elle s'occupe du beau comme du bon, 
car l'arrangement de sa demeure est 
comme une œuvre d'art qu'elle crée et 
renouvelle chaque jour. La bonne fem- 
me de ménage a betioin de toutes les 
qualités féminines,' la douceur, l'ordre, 
la finesse, ta bonté, la vigilance. Elle ré- 
pare les fortunes ébranlées ; elle sait 
transformer l'aisance en richesse, le 
strict nécessaire en aisance. Elle gou- 
verne enfin, elle gouverne pour sauver» 
et non empire est plus réel que celui 
des ministres et des rois. Un roi iti ha- 
bile qu'il Hoit. peut-il faire que ce qu'on 
appelle suii royaume demeure à l'abri 
des intempéries du ciel ; que la pluie,, 
la grêle, la gu&iTe ne viennent pas ra- 
vager ses routes et ses moissons î Un 
roi a-t-il quelque autorité sur les Ame- ' 
pcut-il commander k ses sigets de pp 
1er, de se taire 7 Etres ou choses, to 
lui échappe. Ia femme de ménage, au 
contraire, tient dans sa main, pour ain- 
si dire, chacun des habitants qui ani- 
ment et chacun des objets qui compo- 
sent son empire. Elle exi e de sa mai- 
son les paroles grossières, les actes vio- 
lents ; elle améliore ses serviteurs com- 
me ses enfanta, et nul n'&t frappé d'une 
souffrance qu'elle ne puisse aller à son 
aide. Par elle les meubles sont toigours 
propres, le linge toujours blanc. Son 
esprit remplit cette demeure, la façon- 
ne à son gré, et rien ne manque à ce 
gouvernement domestique, pas même 
le channe idéal. 

Ebnbht hwGouvii